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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 22:30

 

 

Un livre paru en décembre 2012!

 couverture livre villages

Bienvenue

sur le site de


Bertrand Priour

                                                         

 

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Ecouter, analyser, 

proposer, créer, mettre en oeuvre

 

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10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 16:25
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10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 11:49

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Concevoir un livre "Voyage au cœur de l'Ardèche villageoise":

 

En décembre 2011, Véronique Lardy, responsable de la société Septéditions, me propose d'effectuer les photographies et de rédiger les textes pour un livre sur les Villages de Caractère ardéchois.

L'objectif de cette commande est de proposer un beau livre, dans un format presque carré (19 x 21 cm), relié, d'environ 200 pages, et destiné à séduire et informer un public large, non spécialiste.

Il ne doit pas s'agir d'un livre d'artiste, ou d'un ouvrage historique pointu. Les photographies doivent être belles et immédiatement compréhensibles; les textes doivent être clairs, limpides, et donner envie d'en savoir plus et de visiter les villages.

L'idée me vient alors, en repensant au livre de Robert-Louis Stevenson "Voyage avec un âne dans les Cévennes ",  de proposer une balade, qui deviendra un véritable voyage, avec un itinéraire cohérent, des évocations des trajets et des découvertes à faire en passant.

Je propose également de ponctuer chaque chapitre par un court texte en contrepoint, pas forcément en liaison directe avec le sujet du chapitre ou la particularité d'un village. Ces dix-neuf touches complémentaires se proposent de parler de certaines particularités de l'Ardèche, dans les domaines les plus divers, pour évoquer l'originalité du département et ses points forts.

Pendant l'hiver 2011/2012, quelques centaines de photographies et une poignée de brouillons de textes permettent d'affiner le projet. Véronique Lardy, disposant ainsi de quelques éléments de départ, commence à élaborer une maquette originale qui s'affinera au cours des mois et de l'arrivée des images et des textes définitifs.

Après un printemps particulièrement maussade et pluvieux, la campagne photographique peut se dérouler normalement enfin entre juin et octobre 2012. En effet, si les villages sont beaux en toutes saisons, ils le sont encore plus lorsque le ciel est ensoleillé, que la végétation est luxuriante et qu'il y a des personnages dans les ruelles pour les rendre vivants.

Plusieurs visites pour chaque village sont nécessaires: au moins deux, mais souvent plus. La première constitue à la fois un repérage pour la préparation des textes et l'occasion de photographier les monuments et paysages et de s'imprégner des ambiances. La seconde visite et les suivantes se déroulent principalement au moment des événements importants de chaque village, lorsqu'il est particulièrement fréquenté et animé.

Les photographies ainsi réalisées servent de base et de support à la rédaction des textes. Laissant totale liberté à Véronique Lardy pour la mise en pages et les choix définitifs des images liées à celle-ci, je lui confie l'ensemble des photographies non ratées, y compris celles relativement banales mais qui peuvent être utiles dans la narration. Auparavant, j'ai toutefois classé toutes ces images par dossiers, village par village, monument par monument. Et dans chaque dossier, un classement par repères de couleurs me permet de faire savoir à Véronique Lardy les images que je préfère, avec une hiérarchie dans ces choix.

Pour sa mise en pages, Véronique Lardy a souvent besoin de retailler mes images, qui, pour la plupart, sont cadrées avec précision à la prise de vues. Si, la plupart du temps, cela ne pose aucun réel problème, parfois, une petite discussion s'avère utile, tantôt pour modifier ces recadrages en respectant la mise en page voule, tantôt pour raccourcir certains textes afin de disposer de place pour le cadrage que je souhaite voir maintenu.

Plusieurs relectures ne seront pas de trop pour corriger les fautes, les coquilles ou certaines inexactitudes, imprécisions ou répétitions. A force d'avoir le nez collé à l'écran, on manque inévitablement parfois de recul, et quelques regards extérieurs sont alors bien utiles.

Au final, le livre s'achève, et l'adrénaline coule à flot dans l'attente de sa réception par celles et ceux à qui il est destiné...

Voir le dossier de presse du livre   

 

couverture-livre-villages.jpg

 

 

Le livre est disponible dans le plupart des librairies et points de vente spécialisés d'Ardèche.

On peut aussi se le procurer par correspondance, au prix de 23,50 euros + frais d'envoi (7,10 euros en Colissimo pour la France métropolitaine):

soit auprès de l'auteur, qui se fera un plaisir de le dédicacer :

 

Bertrand Priour

Bas Daüs

07200 Ailhon

06 82 11 48 84 

bpriour@free.fr

 

 

soit auprès de l'éditeur :

 

Septeditions 

Véronique Lardy

Le village

07200 Ailhon

06 86 34 13 43 

 

v.lardy@wanadoo.fr

http://septeditions.com/


 


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10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 11:10

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Textes et photographies pour le livre "Voyage au cœur de l'Ardèche villageoise" (parution: 21 novembre 2012):

 

Entre janvier et septembre 2012, j'ai conçu, avec Véronique Lardy, responsable de Septéditions, un livre de 200 pages sur les 19 villages de caractère ardéchois, ainsi que sur 20 autres villages candidats à cette distinction enviée du Conseil général de l'Ardèche et 14 chapelles romanes de la vallée de l'Ardèche.

Le livre est disponible dans le plupart des librairies et points de vente spécialisés d'Ardèche.

On peut aussi se le procurer par correspondance, au prix de 23,50 euros + frais d'envoi (7,10 euros en Colissimo pour la France métropolitaine):

soit auprès de l'auteur, qui se fera un plaisir de le dédicacer :

 

Bertrand Priour

Bas Daüs

07200 Ailhon

06 82 11 48 84 

bpriour@free.fr

 

 

soit auprès de l'éditeur :

 

 Septeditions 

Véronique Lardy

Le village

07200 Ailhon

06 86 34 13 43 

 

v.lardy@wanadoo.fr

http://septeditions.com/

 

Le livre est préfacé par Gérard Bruchet, président de l'Agence de Développement touristique de l'Ardèche, et président de l'association des Villages de Caractère d'Ardèche.

J'ai réalisé plus de 16000 photographies, pour une sélection finale de 400 images pour le livre.

J'ai également rédigé l'intégralité des textes et notices de l'ouvrage, soit près de 100 textes de longueurs variables.

L'idée d'itinéraires de découverte, entrecoupés d'évocations de curiosités entre les villages et d'anecdotes ou de coups de projecteurs sur des particularités ardèchoises vient de moi.

De même, j'ai imaginé la carte en fin d'ouvrage sous forme de dépliant toujours visible quelque soit la page que l'on consulte.

Véronique Lardy a conçu la mise en page et effectué l'essentiel du choix des photographies en conséquences: ses choix, dont nous avons régulièrement discuté, correspondent tout à fait à mes attentes, et soulignent et amplifient l'approche impressionniste et intimiste que je souhaitais pour ce livre.

Voir le dossier de presse du livre  

(plus d'informations sur le livre en cliquant sur l'image ci-dessous) 

 

couverture-livre-villages.jpg

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10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 10:29

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Edition d'un coffret dvd pour Docnet (sortie : juin 2012):

 

En juin 2012 est sorti le coffret "Claudio Pazienza" dans la collection "Fragments d'une œuvre" proposée par Docnet

Pour la réalisation de ce coffret de cinq films documentaires, j'ai participé à la négociation des droits et des frais techniques, à la commande des textes, des traductions et de la fabrication. 

J'ai également réalisé la mise en page des différents supports imprimés: disques, livret de 24 pages, digipack 3 volets et étui.

Deux autres coffrets sont envisagés.

 

 

(plus d'informations sur le coffret en cliquant sur l'image) 

 

coffret_pazienza.jpg

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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 12:57
 


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A l'été 2003 s'ouvre une rétrospective de l'oeuvre singulière de Sarah Moon. Photographe et cinéaste, elle concocte avec moi une rétrospective de ses films de fictions, documentaires, vidéo-clips et publicités.moon_0.jpg communication audiovisuel video photo film

Ce programme, dont deux auto-portraits sont également diffusés dans les salles d'exposition, permet au public de découvrir une grande cohérence entre ses univers photographiques et cinématographiques

 

Sarah Moon Coïncidences

 

                                                  Vidéo-clip de Aïcha, interprétée par Khaled (1996)



"Cette oeuvre-là, je la connais, je l’ai vue se faire. J’ai vu les toutes premières photos, qui disaient le charme de la découverte, l’émerveillement devant la magie du procédé. Tout est possible ou presque. J’ai vu Ingrid, Anne ou Suzanne, interminablement attendre un homme, attendre une lettre ou la fin du jour. J’ai vu jaillir les tulipes du plancher, j’ai vu la femme ouverte comme un papillon, la femme cousue comme une robe, la robe trembler comme une femme. J’ai vu l’enfant donner la main au singe et offrir le thé au chat. J’ai vu citer Carroll et Beckett, Khnopff et Füssli.

Oui, cette oeuvre-là, je l’ai vue se faire. J’ai vu la naïveté se transformer en savoir-faire, s’affirmer, se diversifier, mûrir sans jamais chasser l’inquiétude. C’est le privilège du quotidien partagé que d’être sur la crête des enthousiasmes, que d’être au coeur des angoisses, de voir comment on donne un visage aux chimères et comme est désespérante la quête de la beauté.

Oui, une oeuvre, un mélange d’intuition, de rigueur et d’obstination. Un esprit qui vagabonde, une imagination sans frein ni repos. Non pas un refus mais une totale inaptitude à la compromission.

Moon.jpg communication audiovisuel video photo film communication audiovisuel video photo film communication audiovisuel video photo filmUn talent, qu’on lui reconnaît partout dans le monde. Image fixe ou en mouvement, la même attention au cadre et à la lumière, à la séquence et à la musique, la même façon de prendre garde à la douceur des choses, comme si Fauré, pour elle, avait écrit sa Ballade.

Une carrière, sans équivoque ni faux-semblants. Mais au moment de la reconnaissance, à l’instant des diplômes, des médailles et des trophées de toutes sortes, elle prend soudain conscience qu’elle n’est pas tenue de refaire le monde, à façon et à sa façon, qu’elle peut regarder son jardin sous la neige, qu’elle peut ouvrir la porte du studio et voir sans inventer.

Elle se met à rêver les arbres comme elle a rêvé les femmes, elle prend des chemins qui ne mènent qu’à elle, elle accroche des étoiles dans un ciel de pluie et les champs qu’elle parcourt accueillent un étrange bestiaire. Car elle comprend vite qu’elle peut ne pas montrer ce qu’elle voit, qu’elle peut raconter ce qu’elle pourrait voir, qu’elle peut prendre ses aises avec la réalité, comme elle a toujours fait.

Naissent alors des images qu’on n’attendait pas. Elle qui a tant joué sur l’évanescence des formes et sur l’incertitude des lignes, sur le vacillement du temps et des lumières, elle prend plaisir à forcer le trait, à marquer les contours, à saturer les couleurs. 

Mais il y aura toujours dans ses photographies une délicatesse qui n’est qu’à elle. Il n’y aura ni mièvrerie ni complaisance dans ce regard qu’elle pose sur les femmes. Et elle sera toujours éblouie qu’un oiseau vienne, du fond des mers et jusqu’à la fin des temps, regarder son oeil bleu et lui montrer ses plumes."

Robert Delpire
(Postface publiée dans Sarah Moon,
Nathan, collection Photo Poche, 1998)

              Extrait de Missisipi One (1992)


"Un jour en hiver sur la plage, une mouette entre dans mon viseur par la droite, elle me regarde, elle s’en va, je l’oublie. Longtemps après sur la planche de contact d’un film que je croyais perdu, je l’ai trouvée ou retrouvée ; il y a d’autres mouettes au loin, des rochers, la mer aussi, mais c’est comme s’il n’y avait plus rien, il n’y a plus qu’elle, elle seule, n° 17 à 18, centrée dans le 24 x 36, entrevue à jamais, là à moins d’un mètre de moi, le regard fixé sur moi, alourdie d’être saisie, ralentie dans son envol, une aile floue, une aile nette, une aile sombre, une aile claire, l’une battant plus vite que l’autre, pour la tenir en équilibre, ce quinzième de seconde - à moins que ce ne soit un trentième, je ne sais plus -, le ciel était bas et gris, elle est suspendue au-dessus de la balustrade de pierre - c’était donc près de l’hôtel, je ne sais plus, je ne sais plus si je l’ai même vue, miracle, mirage ou signe du ciel, emblème du hasard, mystère ou magie de la photographie... coïncidences...

Comme cet autre jour encore, dans les jardins de Bagatelle, lorsque ce paon venu d’ailleurs a fait la roue derrière moi, tandis que je m’acharnais, l’oeil rivé sur la robe à pois que portait Martha ; il ne restait que deux vues dans l’appareil, c’était déjà un signe, je tournais le dos à la photo, à la beauté, elle n’était pas là où je la traquais. Des années durant, je ne l’ai cherchée que dans les studios, c’était mon métier, je ne la voyais que décorée, parée, maquillée, apprêtée, enrubannée, à la mode du jour... Autant de masques, autant de pièges, autant de mailles du filet qu’il me fallait traverser pour rapprocher, pour effleurer l’émotion, autant d’artifices qu’il me fallait débusquer pour être impressionnée au propre et au figuré.

Dans ce monde de l’illusion, rare était l’instant. Pour lui donner une réalité il lui fallait un avant et un après, il fallait l’inventer mais l’oublier pour le trouver ; et ici, où tout était
préparé, c’est encore dans l’imprévu que la mouette se cachait, elle se cachait dans un regard surpris entre deux poses, dans un geste raté, dans un éclat de rire, dans un faux pas ; elle se cachait dans un signe de vie au bord du cadre, dans le vent des ventilateurs, dans l’ombre de la lumière, dans une harmonie ou dans une stridence, mais toujours dans la fugacité, dans l’éphémère, papillon de malheur, stigmate du temps. Quelqu’un a dit - Valéry peut-être - «La beauté, elle est ce qui désespère».

sarah-moon4.jpg communication audiovisuel video photo film communication audiovisuel video photo film communication audiovisuel video photo film communication audiovisuel video photo filmDe ces années-là, il n’y a plus beaucoup de photos que je reconnaisse parce que j’ai changé et que je ne vois plus comme je voyais. «Avoir toujours été celle que je suis, être si différente de celle que j’étais» dit Winnie dans son tas de sable. «Oh les beaux jours...»

Mike Yavel était mon assistant, mon ami, mon oeil gauche. Il est mort brutalement. Notre complicité aura duré quinze ans. Sans lui ce n’était plus pareil. Il m’a fallu continuer, «Life dances on...». Je me souviens d’une nuit où la neige était tombée, au matin, au réveil, j’ai fait ce que je n’avais jamais fait, poussée par je ne sais quelle nécessité, j’ai photographié les hortensias du jardin, ensevelis. Sur le positif, rectangle blanc, il n’y avait que des traces et des signes. Ce n’était plus moi mais la vie qui racontait son histoire; d’une pression de l’index sur le déclencheur, dans un clin d’oeil et dans une fraction de seconde je la faisais mienne. C’est alors que tout à commencé. J’ai photographié pour moi, alors qu’avant il me fallait être demandée pour oser. Si on va au bal il faut danser... Le bal était dehors, le bal était ailleurs, le bal était encore, il était partout où je le voulais, c’est moi qui m’invitait à danser, à photographier, et vive la liberté... Vive la liberté. Je suivais son rythme, avec ou sans musique, et pour le plaisir, le plaisir du regard avant même celui de la photographie, l’un pouvait vivre sans l’autre et de toute façon j’ai toujours su que je n’avais rien vu si je n’avais pas vu au-delà des apparences. J’ai toujours su qu’il me fallait fermer les yeux avant de les ouvrir, et que mon oeil, en choisissant, n’était plus tout à fait le mien, qu’il n’avait pas son âge, qu’il voyait pour la première fois, qu’il découvrait ce que moi je reconnaissais en mon âme et inconscience. Comme j’ai toujours su que je ne savais pas ce que je cherchais : «que la quête remportait sur la prise, qu’elle me tenait en marche, et que je n’avais de cesse de mettre un pied devant l’autre»; drôle de pas giratoire, il me semble avoir plus tourné qu’avancé et aujourd’hui ou je dois montrer ce que j’ai fait, j’ai du mal à choisir ce qui va me définir. Définir... est-ce mot de la fin ? Peu importe, photographe de mode je suis et je reste, oui je peux le dire, mais encore je photographie, sans but, tout et rien, ce que bon me semble, et qui ne se ressemble pas... Je me balade ; II y a «bal» dans «balade». C’est donc là aussi qu’on peut danser, la boucle est bouclée, et tant qu’il est encore temps, et aussi longtemps que je pourrai, je veux danser, ici toutes les danses sont permises, je veux regarder, je veux photographier..."

Sarah Moon
(Préambule publié dans Sarah Moon,
Nathan, collection Photo Poche, 1998)

Filmographie
150 films publicitaires (Dim, L’Oréal, Cacharel, TWA, Dupont, Revlon, etc...)
Mississippi One. Take Five Productions, 1990.
Contacts. Cnp-La Sept-KS Vision, 1994.
Henri Cartier-Bresson, point d’interrogation. Take Five Productions, 1995.
À propos d’une exposition. Production Cnp, 1995.
Lumière et compagnie. Cineteve Productions, 1996.
J’ai choisi cette photo... Musée Niepce-Riff Productions, 2000.
There’s something about Lillian. MEP-Franco American-Take Five, 2002.
Circuss. Take Five Productions, 2002.

 

 

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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 12:21

  

 


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En 2003, Alain Fleischer, écrivain, artiste protéiforme, également directeur du Fresnoy, investit la Maison européenne de la Photographie pour une grande rétrospective incluant des photographies, des installations et des films.9782914172974FS communication audiovisuel video photo film communication audiovisuel video photo film communication audiovisuel video photo film

Je participe à la mise en place de ces installations, et programme, avec son aval artistique, une rétrospective de la majeure partie de son importante production cinématographique. Plus de soixante films et vidéos, sur plus de cent fictions, documentaires et films expérimentaux, les titres manquants n'étant plus disponibles ou en cours de re-montage. 

 


Alain-Fleischer_Ibo-Sipa.jpg communication audiovisuel video photo film communication audiovisuel video photo film communication audiovisuel video photo film communication audiovisuel video photo film communication audiovisuel video photo film communication audiovisuel video photo filmPrésenté comme "cinéaste, photographe, plasticien et écrivain", affilié à Cocteau, Alain Fleischer expérimente l'image. Cet automne, plusieurs expositions parisiennes consacrent son travail et tentent de révéler les différentes facettes de cette figure singulière de l'art contemporain.

Alain Fleischer, à l'aide de processus plus ou moins élaborés, explore les possibilités de l'image : filmée, photographiée, reflétée, captive, fragmentée ou en mouvement. Deux expositions accompagnaient la rétrospective de la Maison Européenne de la Photographie. Au sein de la galerie qui le représente - la Galerie de France - c'est l'image cinématographique qu'il a ausculté, notamment avec la présentation d'Ecrans Sensibles (écrans de cinéma peints). 
Extrait de Zoo Zéro (1977)
 
Plus ou moins X, rue de Verneuil, dans l'ancienne galerie de Claude Berri récupérée par les Éditions Léo Scheer, proposait (jusqu'au 31 octobre) une sélection tirée de la série photographique Exhibitions. De grands et moyens formats en tirage cibachrome dévoilent des vues urbaines nocturnes où le photographe a projeté, avant la prise de vue, des images pornographiques tirées de revues spécialisées. Ces clichés sont empreints de la profondeur nocturne et de la transparence des projections.

L'exposition à la Maison Européenne de la Photographie est de loin la plus riche. La complexité et la diversité du travail d'Alain Fleischer sont rendues, à la fois, visibles et lisibles. Rassemblées dans ce même espace, installations et séries photographiques se succèdent et se répondent. Comme les Écrans Sensibles, l'objet duchampienAutant en emporte le vent, est une interrogation explicite du cinéma. Un appareil projette un visage de femme sur un ventilateur en marche, l'objet, déjà utilisé pendant la prise de vue, forme un écran "mobile". L'image est flottante et l'origine du mouvement demeure indécis. Selon Didier Semin, Alain Fleischer s'est établi dans un domaine, celui entre le cinéma et les arts plastiques "que Marcel Duchamp avait commencé à arpenter, et que seule une vision fatiguée nous fait apparaître comme divisé".

La série photographique Happy Days possède de nombreuses références à l'histoire de l'art et à l'enfance.thumb_Alain_Fleischer01.jpg communication audiovisuel video photo film communication audiovisuel video photo film communication audiovisuel video photo film communication audiovisuel video photo film communication audiovisuel video photo film Mais le sujet de prédilection de l'artiste est le corps féminin, sujet atemporel, véritable prétexte pour emmener la photographie sur différents territoires et ainsi explorer ses limites. Alain Fleischer s'en explique en ces termes : "Le corps du nu féminin peint (et rephotographié pour être projeté, reflété et parcouru de la tête aux pieds) est ainsi cadré par le miroir : comme suspendu entre la première et la dernière image d'un plan de cinéma, le corps est suspendu aussi au-dessus d'une image unique sur laquelle il dépose une traînée lumineuse, et la photographie n'est plus un instantané prélevé du réel, mais du réel dans une fiction de temps. La prise de vue photographique a ressemblé au tournage d'un plan de cinéma". L'installation qui en découle est saisissante : un dispositif ingénieux composée de projecteurs dirigés sur un bassin où des miroirs, légèrement mis en mouvement par un ventilateur, reflètent les images aux murs. Entre les séries photographiques, certaines installations d'Alain Fleischer sont pensées comme des respirations ou des synthèses. Pour faire transparaître ses préoccupations, il convoque tous les moyens d'expression dont il dispose, comme pour mieux marquer de son empreinte l'histoire de l'art.

Dans l'obscurité, apparaissent les portraits de poilus, visibles grâce à une lumière inactinique. Le regard des morts, dispositif de chambre noire, (les lumières, les bassins-cadres de révélateur) se compose de photos voulues non fixées et ainsi condamnées au destin semblable à tous ces visages, celui de la disparition.flescher_01.jpe.jpeg communication audiovisuel video photo film communication audiovisuel video photo film communication audiovisuel video photo film communication audiovisuel video photo film communication audiovisuel video photo film communication audiovisuel video photo film communication audiovisuel video photo film Cette installation d'inspiration boltanskienne interpelle la mémoire cognitive et sensitive du spectateur. Lors de sa présentation au Centre national de la photographie en 1995, il s'agissait de visages d'hommes et de femmes reproduits d'après des médaillons de tombes de cimetières juifs en Italie.

Alain Fleischer est un personnage singulier qui ne cesse jamais d'explorer de nouveaux champs de la création en gardant en tête ses propres interrogations. Aujourd'hui, il est célébré dans plusieurs lieux parisiens et quelques personnalités de l'art (Daniel Arasse, Philippe Dagen, Hubert Damisch, Georges Didi-Huberman, Dominique Païni, etc.) ont signé le catalogue à l'ambition rétrospective et référentielle. Un candidat idéal pour la prochaine Biennale de Venise ?

 

 

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 23:29

 

 


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Johan van der Keuken

photographie et cinéma

 

En 2006, cinq ans après le décès de Johan van der Keuken, j'ai imaginé et co-organisé une exposition proposant photos, films et extraits de films, et monté une rétrospective de ses films, en respectant autant que possible les choix de la dernière qu'il avait faite  de son vivant sur la chaîne "Planète".

Un hommage à cet artiste capital pour moi et à l'ami que j'appréciais tout particulièrement.

Une histoire qui avait débuté en 1994 par l'achat de quelques films, pour s'amplifier en 1996 avec l'avant-première française du monumental Amsterdam Global Village, et atteindre son apogée avec le Mois de la Photographie à Paris en 1998, dont il est l'invité d'honneur (voir: Le Corps et la Ville).

Une histoire trop brutalement interrompue en 2001 par la longue maladie contre laquelle il luttait depuis plusieurs années... 

 

Extrait du film Temps / Travail (1999)     


Johan van der Keuken photographie et cinéma

Né en 1938 à Amsterdam, décédé en 2001. Johan van der Keuken se lance dans l’expérience photographique dès l’âge de 12 ans et publie son premier recueil de photos à 17 ans. En 1956, il obtient une bourse et entre à l’IDHEC (Institut des Hautes études Cinématographiques) à Paris et mène dès lors simultanément une activité de photographe et de cinéaste.

La première partie de cette rétrospective a pour objet les trois livres de van der Keuken. Ouvrages de référence aujourd’hui, ils ont révolutionné le monde de l’édition néerlandaise. Wij zijn 17 (Nous avons dix-sept ans) paru en 1955 et Achter Glas (Derrière la vitre), en 1957, sont des livres novateurs car ils traitent d’un groupe social rarement représenté à l’époque : les adolescents. Dans Achter Glas, deux soeurs (Georgette et Yvonne) passent le plus clair de leurs temps à rêvasser derrière la fenêtre. A travers elles, van der Keuken livre le spectacle maussade d’une jeunesse comme suspendue entre deux ages.

 

Extrait du film Les vacances du cinéaste (1974)               


De 1956 à 1958, Johan van der Keuken suit des études de cinéma à Paris et poursuit son activité de photographe dans les rues de la capitale. Il publie ces clichés urbains en 1963 sous le titre de Paris mortel. L’ouvrage se divise en 6 chapitres dont, entre autres, le métro, les portraits de rue, les défilés militaires et le cimetière du Père-Lachaise. L’ambiance sombre de chaque séquence gagne en intensité avant de s’achever sur le thème principal, celui de la « mortalité » de la ville. Van der Keuken met ainsi fin au mythe d’un Paris romantique et intemporel au profit d’un Paris des classes laborieuses, d’une capitale industrieuse.

La deuxième partie de l’exposition, située dans les salles autour de l’auditorium, montrera par une série d’installations alternant extraits de films, musiques et photographies, les rapports étroits entre images fixes et images animées dans l’œuvre de Johan van der Keuken.

Herman Slobe / L'enfant aveugle 1966 (c) Johan van der Keuken
Herman Slobe / L’enfant aveugle 1966
© Johan van der Keuken

Les portraits de sa famille, de ses amis et partenaires sur certains de ses tournages : Le peintre Lucebert (sur qui il réalisa 3 films), Remco Campert, Ed van der Elsken, Bert Schierbeek, ainsi que les photographies réalisées lors du tournage du film "Les vacances du cinéaste", seront présentés en parallèle avec deux autres films : Amsterdam Afterbeat, un portrait de l’épouse de Johan van der Keuken, Noshka van der Lely, et On Animal Locomotion, un autoportrait sur une musique originale de son ami et complice Willem Breuker.

Les photographies réalisées en Afrique, à New York, ou à Sarajevo, en parallèles avec des extraits de La forteresse blanche, de Vacances prolongées ou de Sarajevo Film Festival, témoigneront de l’importance des rapports Nord/Sud dans l’œuvre de Van der Keuken.

An Animal Locomotion, 1994 (c) Johan van der Keuken
On Animal Locomotion, 1994
© Johan van der Keuken

Enfin Les rues d’Amsterdam, vastes fresques photographiques réalisées en 1993, ainsi que Jaipur, 1991 évoquent précisément l’espace intermédiaire entre photographie et cinéma, "entre fixité et chaos, entre surface et simultanéité", selon les termes de Van der Keuken. Composées d’images instantanées photographiées en superposition, elles mettent en œuvre une mémoire courte et approximative, et fonctionnent par "la tension entre l’aléatoire et la maîtrise".

Une troisième partie sera consacrée à quelques séries plus spécifiquement photographiques, réalisées dans les années 80 et 90, et dans lesquelles Johan van der Keuken jouant notamment avec les notions de cadre et de temps, expérimentant tous les dispositifs imaginables, s’interroge sur la réalité de la réalité et sur sa perception du monde.

 

Extrait du film Face Value (1991)

Sans être exhaustive, cette rétrospective veut rendre hommage à la personnalité de Johan van der Keuken en témoignant .fidèlement de sa démarche photographique, multiple et toujours en recherche, et en évoquant ceux qui l’ont toujours accompagné : sa famille, ses amis et la musique de jazz.

 

 

 

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 15:51

 

 


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En 1999, quelques temps après le décès de Roland Topor, artiste touche-à-tout, iconoclaste et inclassable, Patrick Roegiers propose une exposition de portraits de l'artistes, dont je sonorise les espaces avec des enregistrements de ses rires.

Parallèlement, je rassemble et programme l'intégrale de sa filmographie éclectique et originale. Plusieurs institutions, notamment étrangères, prendront ensuite contact avec moi pour reprendre cette programmation qui n'avait jamais alors été réalisée.


 


Marie-Laure de DECKER
Portrait de Roland Topor, 1967 


 

"Topor rit encore": une exposition conçue et réalisée par Patrick Roegiers 


"Des Topor-matons, où il se livre à des facéties dans les cabines photomatons, aux séances dans le noir en studio où il dessine avec une lampe de poche, en passant par les poses impayables à Amsterdam où, coiffé d'un melon, cigare au bec, il s'adonne à un étourdissant numéro comique, sans oublier les "Ramollissements", les photos de mode, les portraits pris par des amis et les ultimes vues trois semaines avant sa disparition, Roland Topor n'a cessé de s'amuser avec la photographie, d'en jouer et d'en user comme un moyen de création original. Son œuvre percutante d'artiste plurivalent, qui a vécu mille vies, s'enrichit désormais, pour une part émouvante et belle, d'un volet purement photographique, aussi inattendu qu'inédit."

Patrick Roegiers

La bande son de "Topor rit encore" est extraite du disque catalogue de l'exposition du Stedelijk Museum d'Amsterdam enregistrée en 1975 par Roland Topor et Freddy de Vree, à l'invitation de Ad Petersen, et d'une cassette inédite de contes et chansonnettes pour enfants, improvisés par Roland Topor, chez lui, à Paris, en 1992, et par Freddy de Vree au piano. Montage : Pierre Catois. Durée :11'4 ". 

 

 

Extrait du film "Les rêves de Topor" de Gerhard Thel (1994)

 

 

 

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 15:20
 


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Début 2008, Peter Knapp s'installe pour trois mois à la Maison européenne de la Photographie. L'occasion pour ce passionné des images de proposer une rétrospective de sa carrière de photographe.

Parallèlement je monte avec lui une rétrospective de son travail cinématographique original et varié, de la publicité au documentaire, en passant par des captations d'oeuvres musicales ou des animations expérimentales. 

Nous accueillons également ensemble des rencontres autour de la création graphique et de l'édition. 

 

Extrait Vidéo "Van Gogh : Derniers jours à Auvers-sur-Oise" (2006)

 

Peter Knapp est né en 1931, à Bäretswil, en Suisse. Il fait ses premières photographies en 1945. Après ses études secondaires, il entre en 1947 dans une école d'art de Zurich où il reçoit une formation de graphiste. Il commence à peindre puis décide, en 1952, de partir pour Paris afin d'étudier à l'École des Beaux-arts. Remarqué pour ses qualités de metteur en page et son goût pour la typographie, il entre aux Galeries Lafayette dont il va rapidement assurer la direction artistique, chargé de l'aménagement des vitrines et de la publicité. Hélène Lazareff l'engage pour assurer la mise en page d'un titre qu'elle vient de reprendre, le Nouveau Femina. C'est le début d'une intense collaboration qui va se poursuivre au sein du magazine Elle, qu'elle a créé après la guerre, et pour lequel elle demande à Peter Knapp de travailler à partir de 1959. Son nom est très étroitement associé à Elle, et il revient y assurer de nouveau la direction artistique, après une interruption entre 1966 et 1974. Il y fait alors travailler les plus grands noms de la photographie de mode, de Jeanloup Sieff à Sarah Moon, en passant par Oliviero Toscani. Mais quand il ne trouve pas le photographe sachant répondre à ses idées, il prend l'appareil pour les réaliser lui-même. La force de ses images repose également sur la qualité des relations qu'il établit avec les mannequins, dont les plus célèbres comme Jean Shrimpton passent par son studio. Il exerce ainsi pendant de nombreuses années une double activité de directeur artistique et de photographe - expérimentant toutes sortes de techniques inédites, jusqu'à utiliser des images extraites de films 16 mm -. Ce goût de l'expérience, il l'exprime de façon plus prononcée encore dans son travail personnel. 

En 1964, il abandonne définitivement la peinture pour la photographie, prenant conscience que ce médium répond davantage à ses intentions. Aidé notamment par le critique d'art Pierre Restany, il est l'un des premiers artistes à exposer des photographies en couleurs et de grande taille dans les galeries, alors que la plupart des photographes ont encore recours au noir et blanc et à une gamme conventionnelle de formats. Parallèlement à ses commandes en provenance des acteurs de la mode - il collabore pendant près de vingt-cinq ans avec le couturier André Courrèges -, Peter Knapp poursuit ses recherches visuelles. Plusieurs thèmes l'inspirent, notamment le ciel et ses couleurs, les accidents qui rompent son unité. Il programme et conceptualise - avant la lettre - ses prises de vue, laissant le dispositif raconter le temps qui passe et les marques qu'il laisse derrière lui, aussi bien dans le ciel que dans la nature.
À l'issue de sa longue collaboration avec Elle et d'autres magazines tels que SternVogue et Sunday Times Magazine, son désir de liberté prend peu à peu le dessus et il se consacre davantage à ses créations personnelles. Sans pour autant continuer de s'intéresser à la mise en page. Ses activités dans le domaine de l'édition sont multiples, depuis cette étonnante collection, "Le livre de la santé", qui paraît en 1967, et dont il conçoit le visuel des pages, réunissant des travaux d'illustrateurs et de photographes réputés, ce qui est totalement inattendu dans une encyclopédie de ce type. Il met en page de nombreux livres d'art, dont un Giacometti en 1991 et qui est consacré par un prix. Peter Knapp collabore auparavant avec les éditions du Centre Pompidou, dans le cadre d'une collection qui a pour titre "Contemporains". 

Le panorama de ses activités ne serait pas complet si l'on omettait de mentionner ses films. Dans le domaine de la mode tout d'abord, il s'illustre en 1966 par des courts-métrages pour le magazine de télévision "Dim Dam Dom", réalisé par une collaboratrice du magazine Elle, Daisy de Galard. L'un de ses plus récents films raconte les derniers jours de Vincent Van Gogh passés à Auvers-sur-Oise, non loin de l'endroit où lui-même habite. De la photographie au cinéma, en passant par la mise en page et le dessin, l'exposition que lui consacre aujourd'hui la MEP restitue, à travers les principaux moments d'une carrière débordant d'activités, une passion pour les images, une curiosité de tous les instants pour ses multiples formes et significations. 

Gabriel Bauret
Commissaire de l'exposition

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